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Les 5 atouts des slasheurs pour les recruteurs



L’arrivée sur le marché du travail d’une génération fraîche et touche-à-tout met en lumière le phénomène du slashing, qui consiste à afficher plusieurs carrières en parallèle. Cette attitude de plus en plus décomplexée est parfois mal comprise par les recruteurs. Les slasheurs ont pourtant des qualités à apporter à l’entreprise.


Le slasheur, un touche-à-tout volontaire


C’est en 2007 que Marci Albolher, une sociologue américaine, emploie le mot « slasheur » pour la première fois dans son ouvrage « One Person / Multiple careers ». Ce terme fait référence au caractère typographique « / » du clavier utilisé pour séparer les éléments.

Généralement entrepreneur, le slasheur exerce volontairement plusieurs professions en parallèle, en fonction de ses passions et de ses multiples projets. Cette notion de choix est importante, car le slashing n’est pas un cumul d’emplois par nécessité économique. Ce n’est pas non plus un switcheur, qui change de poste régulièrement mais ne cumule pas d’autres fonctions.


La polyvalence


Par nature, le slasheur ou cumulotravailleur est polyvalent. Il ne se voit pas comme spécialiste, alors que ses connaissances et ses compétences peuvent être très pointues sur des sujets variés. Imaginons un slasheur qui serait développeur web ET pâtissier ET graphiste freelance. Ces activités multiples lui permettent d'accroître sa concentration, sa créativité, sa minutie, mais aussi une logique, des compétences informatiques poussées, des connaissances en comptabilité des micro-entreprises… La liste est longue.

Pourvu que l’organisation interne lui laisse une autonomie dans son organisation, le slasheur apporte à l’entreprise des talents valorisables à tous les niveaux : par exemple en étant formateur et développeur. En passant d’une activité à une autre, ce type de salarié peut aussi assurer le lien entre différents aspects d’une problématique professionnelle. Par exemple, il pourra envisager le déploiement d’un logiciel au niveau technique, tout en ayant un regard sur la manière dont les utilisateurs pourront s’en emparer lors des formations.


La facilité d’apprentissage


Le slasheur aime apprendre. Proposez-lui de lui confier une mission dans laquelle il pourra découvrir des techniques nouvelles, l’organisation d’un service innovant ou la découverte d’un milieu inédit. Lors de ces périodes d’apprentissage, le slasheur mettra toute son énergie pour comprendre et intégrer de nouveaux fonctionnements, tester leur validité et les redéployer en entreprise. Le défi de l’apprentissage de nouvelles compétences le motive, tout comme la curiosité, pourvu qu’il puisse voir le résultat de ses efforts. Ainsi, il faudra laisser au slasheur la possibilité de tester l’application de ses nouvelles aptitudes, et d’en faire le bilan.


L’adaptabilité


Enseigner le yoga le vendredi soir, rédiger un article de blog le weekend et être cadre de santé la semaine exige une grande souplesse d’esprit. Cette capacité à passer d’un sujet à l’autre, d’un travail solitaire et conceptuel à une activité collective plus concrète donne aux slasheurs l’habileté qui peut aider des entreprises à développer des projets. Le slasheur sait faire des liens et des passerelles entre ses différentes spécialités, ce qui apporte de la richesse à l’entreprise, quand celle-ci est en mesure de se saisir de cette opportunité. La souplesse d’esprit permet aussi de prendre de la hauteur : on a moins le nez dans son activité quotidienne et on peut envisager les problèmes sous un autre angle. Attention, le slasheur a besoin de donner du sens à ses actions. S’il n’adhère pas aux valeurs affichées par l’entreprise, si son adaptabilité est trop contrainte, il perdra toute sa souplesse d’esprit.


La créativité


Tout est envisageable en matière de slashing, à partir du moment où c’est un choix. Comme le slashing constitue un état d’esprit, chaque personne peut inventer sa manière d’être slasheur : interprète/prof de danse/graphiste ou créateur de bijoux/comptable/musicien, par exemple. Cela paraît bien éloigné du fonctionnement de beaucoup de sociétés, et pourtant cette créativité peut se révéler un atout majeur pour des entreprises qui ont besoin de renouveler leur manière d’aborder leur développement.


L’organisation et la priorisation


Qui dit activités multiples dit organisation à toute épreuve. Un slasheur entrepreneur est forcément obligé de prioriser ses actions pour voir ses projets aboutir. Du côté du salariat, cela apporte aux employeurs des compétences poussées en matière de gestion du temps. Un employé doté d’un tempérament de slasheur saura gérer les priorités et réadapter ses actions en cas de changements d’objectifs ou de contraintes. Cette capacité d’organisation va de pair avec la souplesse et l’adaptabilité.

Flavie Prevot, slasheuse accomplie dans ses fonctions de directrice commerciale chez Sixt, manager, et podcasteuse du Board qui en parle le mieux. Elle se « réserve des plages de temps pour exercer ses différentes casquettes, […] réunit les tâches de même nature, et ne mélange pas toutes ses casquettes en même temps, cela [lui] évite la paralysie d’action. »


Le slashing n’est pas synonyme d’indécision ou de manque d’engagement. Au contraire, c’est le changement qui fait la force du slasheur. Si son besoin de liberté est entendu, sa créativité reconnue et s’il peut donner du sens à ses missions, le slasheur sera un atout pour une entreprise. Sa volonté et son adaptabilité apporteront des savoir-être et des savoir-faire qui enrichiront significativement une équipe.


Alors, vous êtes prêt à recruter un slasheur ?


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